Andre - Avril 2002 - 1er partie'



Vendredi 22 Mars 2002.

Interview réalisée par Alexis PATARD et Will
Traduction par Will.
Merci à Andre pour son accueil, sa gentillesse et sa patience et à l'équipe NTS pour son invitation.



Après trop peu d’heures de sommeil, suite à une nuit passée à la Loco pour les Trophées Hard Rock Mag, nous avons rendez-vous à 15h avec Andre dans le hall de son hôtel. Le chanteur est à peu près à l’heure, mais à voir sa petite mine, on en déduit rapidement que lui non plus n’a pas beaucoup dormi. Eh oui, notre cher Dédé, en plus d’avoir passé un long moment parmi les fans lors de la soirée de la veille, a quitté la boîte parisienne à 5h du mat, en même temps que vos serviteurs ! De plus, il nous raconte que la chambre voisine de la sienne était occupée par un couple, et que la demoiselle était très... expressive ! C’est tout de même un Andre Matos jovial et disponible qui a bien voulu discuter avec nous pendant plus de 3h, malgré la fatigue générale... Fidèle à sa réputation, l’homme est d’une grande gentillesse. Voici l’entretien que l’équipe de Shaman.fr a pu réaliser, en méga exclusivité speciale fan de, rien que pour vous...


1er partie.

Andre : J’espère que vous avez assez de bande, parce que je parle beaucoup !

www.Shaman.fr.st : Cool ! Revenons un peu sur les débuts de Shaman. Pourquoi avez-vous commencé par partir en tournée et prendre votre temps, au lieu de sortir un album le plus vite possible pour montrer au plus grand nombre de quoi vous étiez capables ? Angra s’est empressé de le faire pour prouver qu’ils ont survécu au split...

Il était très important pour nous, avant de fonder un nouveau groupe et de sortir un disque, de s’assurer que ce groupe pouvait fonctionner. Car si nous avions pris le risque d’aller en studio et de commencer à enregistrer, puis que nous avions réalisé que le nouveau groupe n’était pas stable, ç’aurait été un véritable gâchis. Bien sûr, nous savions qu’il n’y aurait pas de problèmes entre Luis, Ricardo et moi, car ça fait maintenant 10 ans que nous bossons ensemble, mais Hugo est « tout neuf »... Il est excellent, mais il fallait vraiment que nous testions ce line-up, et que nous voyions si le public l’accepterait. Car c’est un grand changement, donc un risque, et nous voulions être sûrs à 100% que ça marcherait. Et nous sommes très heureux d’avoir pris cette décision, même si ça repoussé d’environ 2 ans le processus de composition et de commercialisation de l’album. Mais ça en valait la peine, car nous avons pu tester le groupe sur scène, dans pas mal d’endroits : en France et au Brésil bien sûr, au Mexique, en Argentine, au Chili... Sacrée grosse tournée pour un groupe qui n’a pas encore d’album sous le bras ! Cette expérience nous a donné un bon feeling pour composer, nous savions alors que le public nous attendait, grâce aux réactions enthousiastes des fans. On s’est ensuite dit qu’on pourrait expérimenter de nouveaux horizons musicaux, tout en respectant nos fans. Il s’agirait tout de même de ne pas trop les bousculer ! Mais bon, en tant que musiciens, nous avons envie de tenter des trucs nouveaux ! Le tout est de ne pas partir dans les extrêmes, sinon le public ne suit plus, et ça finit par donner de la musique qui ne plait qu’aux musiciens, ce qui n’est pas souhaitable.

Depuis quand Hugo fait-il partie de Shaman ?

Depuis le début, bien sûr, c’est à dire environ 2 ans. Mars, avril... Oui, ça doit faire dans les 2 ans qu’on a fondé le groupe...

Nous ne connaissons pas la date de naissance de Shaman...

Moi non plus ! Sérieusement, si on me pose la question, je suis incapable de donner une réponse précise. Les 3 autres le savent peut-être, je leur demanderai. Mais ça fait environ 2 ans en tout cas, car c’était juste après le split d’Angra que nous nous sommes réunis tous les 3 et que nous nous sommes demandé : « Alors, qu’est-ce qu’on fait ? » Bon, moi j’avais mon projet Virgo de mon côté, mais il était clairement établi que ce ne serait pas un projet metal. Puis j’ai pris conscience que j’avais toujours des choses à dire dans le domaine du metal, et que j’aimais toujours écrire et chanter ce style de musique. Il faut dire que j’ai grandi avec, alors ça m’aurait beaucoup manqué si je n’avais pas poursuivi dans cette voie.

Et c’est toi qui nous aurait manqué !

Merci ! Justement, pas mal de mes collègues dans le metal nous ont encouragés lorsque nous avons créé Shaman. Et c’est vrai que je ne peux pas arrêter de faire du heavy-metal, ça me manquerait trop. C’était une décision vitale pour moi de continuer, même si nous devions repartir à zéro. C’était aussi une sorte de défi : nouveau groupe, nouveau nom, nouveau départ, quoi. Cela représente beaucoup d’efforts, beaucoup de travail, mais aussi beaucoup de plaisir. En créant Shaman, nous nous sommes efforcés de nous débarrasser de tout ce qui ne nous semblait pas bon à 100% du temps où nous faisions partie d’Angra. Nous voulons être totalement honnêtes, fidèles et clairs envers les fans lorsque nous jouons live, ce qui n’était plus le cas d’Angra lors de nos dernières années au sein de cette formation. C’est ce qu’il y a de plus regrettable dans cette histoire de split, car sur la fin, le groupe n’était plus du tout soudé. C’est pourquoi l’entente est un des principaux objectifs de Shaman. Et je crois que ça se sent. Lorsque nous avons joué en France l’an dernier pour le Festival NTS, nous avons vraiment reçu une réaction très positive de la part des fans. J’ai pu le constater hier encore, quand pas mal de gens qui avaient assisté à ce show m’ont dit qu’ils avaient vraiment perçu l’union de notre groupe, et qu’ils avaient senti que le feeling était là. C’est ça qui compte le plus.

A propos du Festival NTS, rétrospectivement, quel souvenir gardes-tu de ce concert, le premier de Shaman en Europe, qui s’est déroulé à Colombes, le 31 mars 2001 ?

C’était génial. C’était notre premier concert hors-Brésil, je crois même que c’était le... euh... deuxième concert de Shaman !

Le premier était à Curitiba, non ?

Euh, alors en France c’était le 3èm concert, car il y a eu Recife d’abord, puis Curitiba, et enfin Paris... Après nous sommes allés à Sao Paulo, au Chili, en Argentine et au Mexique.

Colombes était donc votre seule date sur un autre continent ?

Oui ! C’était une sorte de coup d’essai, on pourrait dire. C’était très fort de revenir à Paris, de retrouver le public français. Le courant est toujours passé à merveille avec vous. Hier soir, quand je suis monté sur scène pour remettre le prix à Tobias Sammet, j’ai vraiment reçu un accueil très chaleureux.

Et quels étaient les impressions d’Hugo après ce concert ?

Il a adoré ! Il était très impressionné, qui plus est. J’ai beaucoup aimé l’interaction entre le public et lui. Je crois que tout le monde l’apprécie...

C’est vrai ! En tout cas nous étions très impressionnés nous aussi, car il arrivait à faire sonner les anciens morceaux exactement comme à l’époque où Kiko et Rafael les jouaient. Et pourtant il est tout seul !

Il a fait des arrangements. Je ne sais pas comment il fait, mais ça sonne !

Oui, il semble quand même un poil plus heavy...

Hugo est un grand fan du heavy des 80’s. Il adore le style de Randy Rhoads par exemple. Hugo n’est pas vraiment un guitariste très technique, contrairement à Kiko, par exemple. Ce dernier possède une technique incroyable, ce qui n’est pas le cas d’Hugo, que je qualifierais de plus intuitif. Il joue plus avec le coeur. En guitare rythmique notamment, il est ahurissant, on dirait un vrai thrasheur ! Très puissant, très précis...

Comme Luis, en somme !

Oui, ça doit être dans le sang ! (rires)

Personnellement, j’adore Luis. Il est très impressionnant et sur scène il transpire de charisme...

Ah, il est puissant, hein ? Et en même temps il a une sorte de douceur, je trouve. Il n’est pas agressif quand il joue. C’est une puissance qui ne t’agresse pas, idem pour Hugo. D’ailleurs j’aime beaucoup les solos d’Hugo : Kiko, comme je le disais, a beaucoup de technique mais parfois, malgré tout le respect que j’ai pour lui, je trouve qu’il balance trop de notes. Hugo joue des solos sur lesquels tu peux chanter, et ça, j’apprécie vraiment. J’aime beaucoup les guitaristes comme Randy Rhoads, John Sykes, ainsi que ceux d’Iron Maiden, Queensrÿche, Judas Priest... Tous ceux-là ne sont pas ce qu’on appelle des virtuoses, mais tu peux vraiment accompagner leurs solos en chantant ! Pour moi, c’est une particularité vraiment importante.

Je suppose que tu n’aimes pas vraiment le jeu de John Petrucci, alors ?

Ben... Je respecte John Petrucci, je trouve qu’il est génial, mais c’est un peu trop pour moi. Je suis très impressionné quand je le vois jouer, ce qui m’est déjà arrivé plusieurs fois quand nous avons partagé la même scène, et alors j’étais vraiment sur le cul. En fait tous les gars chez Dream Theater sont comme ça ! D’ailleurs Derek Sherinian joue un solo fantastique sur notre album. Mais voilà, moi je suis fan des guitaristes qui savent comment faire chanter leur guitare, plutôt que de balancer des plan hyper techniques mais sans âme. La seule exception pour moi est Yngwie Malmsteen. Il est très technique...

Ah bon ? Pourtant dans le genre « branlette de manche », je trouve qu’il est bien pire que John Petrucci !

Attention, là je ne parle que des premiers albums de Malmsteen, du temps de Rising Force !

Ah OK ! Tu veux parler de Rising Force, Marching Out, Trilogy et Odyssey ?

Oui, jusqu’à Marching Out, c’était vraiment cool. En débarquant avec un truc vraiment nouveau, il a complètement changé la scène musicale de l’époque ! Mais par la suite, il a fini par se répéter, c’est devenu moins intéressant.

Je crois que tout le monde est d’accord là-dessus, à partir de Fire and Ice, l’inspiration s’est faite rare !

Ben en fait je n’ai même pas écoutés les derniers ! Je crois que Malmsteen est une grande influence pour nombre de guitaristes d’aujourd’hui. Il a beaucoup de talent, c’est un véritable musicien, mais bon... Je fais allusion aux premiers albums... Enfin bref, ce que je voulais dire, c’est qu’Hugo a un style un peu retro, assez mélodique, et il aime les groupes de prog. C’est le plus grand fan de Marillion que je connaisse ! Il adore Yes, Rush...

Ben tu vois, il a les mêmes goûts que John Petrucci !

Ah ? (rires) Moi aussi !

Moi aussi ! A propos du mélange des styles, ton expérience avec Virgo a-t-elle influencé le style de Shaman ?

Oui, en particulier du côté du chant. Mon travail dans Virgo m’a apporté une nouvelle expérience, j’ai pu chanter d’une façon que je n’avais jamais essayée. Notamment au niveau de ma tessiture, j’ai chanté des notes que je ne me savais pas capable d’atteindre. Alors d’un côté je me suis dit que ce serait bien de pouvoir utiliser ça dans Shaman. Mais d’un autre côté, il ne faut pas oublier que Shaman joue un style du musique différent, avec un chant bien plus agressif. J’en discutais avec Sascha avant d’enregistrer, je lui ai demandé : « Comment vais-je chanter dans Shaman ? » Et il m’a répondu : « Franchement ? Contente-toi de donner tout ce que tu as ! »

Ok, chanter avec tes tripes, quoi !

Oui, avec les couilles, même !!! (rire général)

Et ton chant dans Shaman sera-t-il similaire à celui que tu utilisais dans Angra ?

Non non, je peux dors et déjà vous dire que... (petit rire un peu timide)... J’ai un peu peur des réactions, car je chante de façon très agressive, ce qui est très nouveau pour moi !

Ah ouais ? Tu vas nous faire du Tom Araya ?

(rires) Non non non! Allons, allons, il ne faut pas partir dans les extrêmes, non plus ! Mais disons que c’est bien plus dans le trip metal. Je chante de façon plus variée qu’avant, ce qui inclut donc des passages assez agressifs qui risquent d’en surprendre plus d’un !

La demo de Shaman était composée des morceaux 'For Tomorrow', 'Time will come', 'Be free' et 'Blind Shell'. Il parait que seuls 3 d’entre eux figurent sur l’album. Lequel avez-vous supprimé ?

Nous avons de décidé de mettre « Be free » de côté, car il ne collait pas avec les autres chansons. C’est un bon morceau, mais il était trop axé sur la batterie, et nous n’avons pas trouvé de mélodie qui nous convienne pour accompagner le rythme. Alors elle sera réécrite pour le prochain album. Nous allons la retravailler. Nous avons assez d’idées intéressantes pour le premier album, qui contient 10 titres. Vous pourrez donc entendre ce morceau sur un prochain album, mais nous devons le réarranger, car pour l’instant seules ses parties de batteries nous plaisent.

C’est donc une version demo que nous avons entendue à Colombes l’an dernier ?

Exactement. En fait, les 4 morceaux de Shaman que nous jouions à cette époque n’étaient que des demos. Ils ont beaucoup changé entre temps, alors n’ayez pas peur quand vous les entendrez !

Arrivera-t-on à les reconnaître ?

Oui, nous avons gardé les bases de chacune de ces chansons, mais elles ont subi des modifications. Elles nous plaisent plus comme ça, elles correspondent mieux au style de Shaman.

Tu as dit dans une interview que nous aurions droit à un morceau où l’on entend une chorale, dont Luis fait partie. Il paraît même qu’il est le fils caché de Pavarotti ! Alors, qu’en est-il ?

(rires) C’est vrai ! Le dernier titre de l’album, qui s’appelle « Pride », commence par des choeurs. Ce morceau n’a rien de metal. En le composant, j’avais en tête les grands hymnes que tu peux entendre à l’église. Tu sais, quand tout le monde chante en choeur, avec un orgue derrière, et que chacun a sa partition et chante un truc grandiose à plusieurs voix. On a parfois droit à des morceaux fantastiques, notamment du Jean-Sebastien Bach... Je me suis dit que ce genre de musique pourrait coller assez bien avec le metal. Et le résultat est vraiment impressionnant : ça donne une chanson très rapide, très puissante. Au début je joue de l’orgue, et les gars de la chorale attaquent, exactement comme à l’église. Et c’est Luis qui chante la voix principale ! Alors bon... vous verrez bien ce qu’il en ressort ! (sourire)

On ne savait pas que Luis savait chanter, c’était même le seul jusqu’ici à ne jamais participer aux choeurs sur album !

C’est un garçon bourré de talent, mais il est trop timide. Mais je lui ai botté le cul, je lui ai dit : « Bon allez maintenant ça suffit, tu te jettes à l’eau ! » Et il l’a fait. Il sera même amené à s’impliquer encore plus dans le chant à l’avenir. Il faut savoir qu’en plus il est très doué pour imiter les gens, un peu comme Adam Sandler ! Il lui suffit d’entendre quelqu’un parler, et il peut parler exactement comme lui !

Il t’imite aussi, je suppose...

...Pfff, je déteste quand il le fait ! (rires)

Plus sérieusement, au festival NTS l’an dernier, Luis se trouvait bien plus sur le devant de la scène qu’avant, à haranguer le public, à participer au show...

Oui, car aujourd’hui c’est nécessaire. Avant, il était toujours comme le bassiste de Judas Priest, c’est à dire le dos collé aux amplis, en retrait. Chez Angra, il y a toujours eu 2 guitaristes, s’occupant chacun de son côté de la salle, ainsi l’attention du public était assurée sur toute la largeur de la scène. Avec Shaman, le côté droit du public n’a plus de guitariste face à lui, alors il incombe à Luis de reprendre ce rôle de frontman à ma gauche. Ca l’amène à plus bouger et communiquer avec le public, et je crois que ça lui plaît.

Tant mieux, car c’est vraiment impressionnant de le voir jouer ! Arqué en arrière, avec ses grimaces de killer...

Oui, c’est un vrai bouledogue ! (rires) J’aime son style, il est plein de charisme. Mais tu sais, je pense qu’on peut en dire autant au sujet des autres. Ricardo, notamment...

Oui, mais c’est moins évident, il ne peut pas se déplacer et ses mouvements sont moins visibles !

C’est vrai... Mais quand il se lance dans un solo de batterie, là il remue !

Nous avons également quelques questions de la part des fans sur notre forum ; comme celle-ci : avez-vous l’intention de tourner un clip pour un des titres de Ritual?

Oui, j’en ai vraiment envie.

Ca ira avec un single ?

Non, il n’y aura pas de single. Car cette fois, notre objectif est de sortir l’album. Nous n’avons pas le temps d’envisager un single ou un maxi. Peut-être pour le prochain album... Tu comprends, nous sommes déjà en retard, les fans attendent depuis trop longtemps, donc si quelque chose sort, il faut que ça soit le disque entier. Par contre, après sa sortie, fixée au 2 juillet prochain, et les vacances qui s’ensuivront, nous organiserons la 2nde partie de la promo. Ca nous amène donc à septembre, et je pense que ce sera alors le bon moment pour tourner un clip.

Peut-on savoir quelle chanson sera choisie pour ce clip ?

Je ne peux rien promettre pour l’instant, car nous devons encore voir quels résultats récoltera l’album, mais j’aimerais bien que ça soit « For Tomorrow ». Bien sûr il faudra faire une version edit de ce morceau, car il dure près de 7 minutes...

Je n’ai pas le souvenir que cette chanson ait été aussi longue lorsque vous l’avez jouée chez nous l’an dernier ?

Non, nous l’avons rallongée. En fait, tous les morceaux sont assez longs, ils font tous plus de 6 minutes, excepté le dernier, et l’intro qui dure tout de même plus de 3 minutes !

Wow ! Plutôt long pour une intro ! 3 minutes, c’est la durée de pas mal de «vraies» chansons !

Oui. Mais on s’en fout un peu si cette intro est plus longue que la normale, car c’est un très bon morceau, qui s’apparente en quelque sorte à de la musique de film. J’en suis très satisfait, jamais auparavant je n’avais eu un feeling aussi positif pour ce que je composais... Enfin voilà quoi, à part l’intro et « Pride », tous les morceaux sont assez longs. Certains atteignent les 8 minutes... En fait dans le metal, ce n’est pas un problème si les chansons sont longues, car les gens les écoutent de toute façon. Et pour nous il est très important de créer des atmosphères, plutôt qu’une succession rapide de morceaux qui ne te laisseraient pas le temps de t’y plonger.

Côté songwriting, comment avez-vous procédé ? Vous composez tous les 4 ou tu as écrit la majorité des morceaux ?

Il y en a quelques uns que j’ai composés tout seul, mais les gars participaient tout de même aux arrangements. De même, sur les titres qu’ils ont composés, je suis venu mettre mon grain de sel. Du coup on ne sait pas trop comment rendre ça sur le livret, mais nous allons probablement répartir les crédits pour la plupart des morceaux. Car c’était vraiment un travail de groupe, une oeuvre collective.

Et Hugo ? Il me semble que « Time will come » est de lui, non ?

Il écrit beaucoup, il fourmille d’idées. « Time will come » n’est pas que de lui, j’en ai composé certaines parties, mais l’idée principale vient de lui. Il a de très bonnes idées, et riches qui plus est. Car d’un côté il compose des trucs assez heavy, mais de l’autre il est un peu plus progressif. Je crois que je suis celui qui est le plus attaché au côté mélodique, orchestral, etc. Donc le tout forme un bon mélange.

Concrètement, où en est l’album à ce jour ? Est-il prêt ?

(soupir) Il devrait ! Il était prévu que je rentre chez moi le 10 mars. J’ai déjà dû reporter mon retour au 31... Bon, c’est vrai que c’est bien d’un côté car j’ai pu venir aux Trophées Hard Rock hier, et je peux discuter avec vous aujourd’hui, ce qui est vraiment cool...

...merci ! C’est super cool pour nous aussi !!

Non mais sans blague, c’est toujours mieux quand c’est personnel ! Demain je retourne en Allemagne, et j’espère que tout sera fini d’ici la fin de semaine prochaine, et enfin je pourrai rentrer chez moi. Il reste encore pas mal de choses à faire, pas directement sur mes parties de chant, car elles sont déjà enregistrées, mais plutôt au niveau des choeurs et des orchestrations de claviers. Je m’en occupe avec Miro, l’assistant de Sascha, qui s’occupe des claviers pour moi : il gère les arrangements, les corrections, finalise les sons... Il est très doué. Aussi j’espère que nous aurons fini à la fin de la semaine prochaine, mais ce sera une semaine très stressante.

La dernière fois que tu nous a donné de tes nouvelles, tu étais complètement crevé et tu avais un peu le mal du pays...

Tu sais, pour moi la priorité c’est de finir cet album. Peu importe comment je me sens, ni à quel point je veux rentrer chez moi. Ok je suis fatigué, mais de toute façon, je ne peux pas bien dormir si je sais que tout n’est pas terminé. Je suis un peu nerveux car je dois vraiment rentrer au Brésil, afin que nous commencions à répéter pour le concert que nous allons donner en Espagne le 27 avril au viña Rock Rock Festival.



Suite et fin de l'interview de l'interview